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Finale NBA : Stephen Curry et Kawhi Leonard au sommet de leur art

Alors que le match 6, dans la nuit de jeudi à vendredi (3 heures), peut sacrer Toronto à Golden State, Stephen Curry et Kawhi Leonard planent sur cette finale, chacun dans leur style.

(L'Équipe)

Finale NBA : Stephen Curry et Kawhi Leonard au sommet de leur art

Alors que le match 6, dans la nuit de jeudi à vendredi (3 heures), peut sacrer Toronto à Golden State, Stephen Curry et Kawhi Leonard planent sur cette finale, chacun dans leur style.

L'issue de cette finale est redevenue incertaine avec la victoire et la performance de Golden State à Toronto mardi, mais l'identité de son MVP fait peu de doute : ce sera Kawhi Leonard ou Stephen Curry en fonction de l'équipe championne. Les deux joueurs dominent cette finale, chacun avec leurs forces, entre le virevoltant meneur aux émotions à fleur de peau et l'indéboulonnable ailier toujours aussi impassible. Preuve de leur rôle décisif, ils sont les deux meilleurs marqueurs lors des quatrièmes quart-temps dans ces play-offs. Lors du match 6 dans la nuit de jeudi à vendredi à Oakland (et éventuellement 7, dimanche, à Toronto), celui qui remportera ce duel aura toutes les chances de porter son équipe vers le titre.

Leur finale

Curry : toujours prêt à frapper

Son équipe a parfois semblé K.-O. debout et il a été secoué par la défense des Raptors. Mais Stephen Curry accumule les meilleures statistiques de sa carrière en finale et peut se révéler fatal à chaque instant. Il l'a prouvé en fin de match 5, comme Klay Thompson, avec son tir (celui de l'égalisation) mais aussi sa capacité à prendre le jeu en main (3 rebonds défensifs pour accélérer le rythme et 1 passe décisive). Ce qui en fait un immense joueur, ce sont, selon Thompson, « ses trois points au bon moment et sa capacité à continuer de tirer. Même quand il en manque plusieurs, il s'en fiche. C'est le meilleur shooteur de l'histoire et il ne perdra jamais sa confiance ». Qui devra être à son maximum pour cette fin de finale.

Leonard : omniprésent, omnipotent

« Il était arrivé dans la ligue en tant que défenseur, long, actif, mais il a vraiment émergé en attaque. » La description de Danny Green, son coéquipier à San Antonio puis à Toronto, résume bien Kawhi Leonard. S'il est toujours un poison défensif avec ses légendaires mains immenses, l'ailier est aujourd'hui l'un des joueurs avec le shoot extérieur et à mi-distance le plus redoutable. La preuve, lors du match 5, il ne s'est pas approché à moins de trois mètres du cercle lorsqu'il a réalisé son « run » personnel de dix points consécutifs au quatrième quart-temps. Capable de distribuer le jeu et solide au rebond, il n'a aucun point faible et peut faire basculer cette finale dans n'importe quel secteur.

Leur pedigree

Curry : un seul trophée lui manque...

Depuis son explosion au plus haut niveau, en 2014-2015, une fois ses problèmes de cheville réglés, Curry a tout raflé (bagues de champion, seul MVP de l'histoire élu à l'unanimité, meilleur marqueur de la saison 2015-2016) ou presque... Il ne compte toujours pas de MVP de la finale, un manque qui lui est régulièrement remis sous le nez pour mettre en évidence un soi-disant plafonnement au plus haut niveau. Un argument battu en brèche par sa finale actuelle.

Leonard : monsieur play-offs

L'ailier des Raptors n'affiche pas le même palmarès en saison régulière que son adversaire. Le dada de Leonard, ce sont les play-offs où il voit ses statistiques augmenter, et la finale dont il a déjà été le MVP avec les San Antonio Spurs en 2014. Il peut d'ailleurs devenir le troisième joueur à remporter le trophée de MVP de la finale avec deux équipes différentes après Kareem Abdul-Jabbar (Milwaukee, LA Lakers) et LeBron James (Miami, Cleveland).

Leur leadership

Curry : guidé par ses émotions

Son sourire sur le terrain lui avait valu le surnom de « baby faced assassin » (l'assassin au visage de bébé) et Curry continue aujourd'hui d'exprimer ses émotions. Lundi, c'est guidé par son instinct qu'il a accompagné Kevin Durant jusqu'au vestiaire après la blessure de ce dernier. Souvent comparé à un « mini Tim Duncan » par Steve Kerr, son entraîneur, pour sa façon de guider ses troupes, le meneur des Warriors est une version plus volubile de l'ancien intérieur de San Antonio. « Après la blessure de Kevin, a dévoilé Draymond Green, il a parlé à tout le monde, il a fait le tour, nous a dit à tous qu'on allait le faire pour lui. Et on a su rester ensemble. »

Leonard : à mots comptés

Un regard, un hochement de tête ou une courte phrase bien sentie. Leonard n'en rajoute jamais. « Rien à foutre, on gagne les deux », aurait-il simplement lancé quand Nick Nurse, l'entraîneur de Toronto, avait annoncé à ses joueurs qu'ils remporteraient un des deux matches à Oakland plus tôt dans cette finale. Vers le monde extérieur, il renvoie parfois une image apathique. Mais dans le groupe, « il est toujours le même, capable de gérer toutes les situations, explique Pascal Siakam. Qu'on gagne ou qu'on perde, il a toujours le même style et on sent dans son regard qu'il peut prendre les choses en main à tout moment ».

publié le 13 juin 2019 à 00h00 mis à jour le 13 juin 2019 à 09h47
commentaires (26)
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Vasco93 13 juin 2019

je suis fan des Raptors mais j'admire ces Warriors et je les respecte ce sont des grands champions, ces deux équipes méritent le titre et Curry et Leonard aussi celui de MVP, dans tous les cas le grand vainqueur c'est le basket NBA qui nous a encore offert des matchs incroyables tout au long de ces plays offs

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