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Copa América : le Brésil se qualifie facilement pour les quarts

La joie des Brésiliens. ( H. Romero/Reuters)

Large vainqueur du Pérou (5-0), le Brésil a validé son ticket pour les quarts de finale de la Copa América. Le Venezuela, qui a battu (3-1) la Bolivie, l'accompagne. Le Pérou devra attendre les résultats des autres groupes.

Le match : 5-0

Après deux matches marqués par des sifflets, contre la Bolivie (3-0) et le Venezuela (0-0), la Seleção de Tite a convaincu samedi, en dominant facilement le Pérou (5-0), à l'Arena Corinthians de Sao Paulo. En moins d'une demi-heure, l'affaire était pliée. D'abord grâce à un corner prolongé par Thiago Silva et propulsé dans les filets par Casemiro. Le joueur du Real Madrid, qui venait de recevoir un carton jaune synonyme de suspension pour les quarts, inscrivait son premier but en 39 sélections (1-0, 11e).

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Le film du match

Peu après, le gardien péruvien, Pedro Gallese, tardait à dégager son camp et se faisait contrer par Roberto Firmino. Le ballon heurtait le poteau avant que l'attaquant des Reds réalise une feinte de frappe, suivie d'une feinte de regard, pour conclure dans le but vide (2-0, 19e). Pour enterrer définitivement les espoirs des Incas, Everton claquait une belle frappe du droit depuis l'angle de la surface de réparation (3-0, 31e). Le 4-1-4-1 de Tite fonctionnait parfaitement.

Daniel Alves, ponctuant d'une belle frappe un déboulé (4-0, 53eme), inscrivait son premier but sous les ordres de Tite. En toute fin de match, c'est Willian qui concluait le festival d'un but magnifique après une passe d'Everton (5-0, 90e). Gabriel Jesus, lui, aurait pu inscrire un penalty dans les arrêts de jeu mais Gallese s'est détendu et a détourné le ballon.

Le joueur : Everton

Everton. (M. Zambrana - A) GIF

Titularisé après deux entrées en jeu convaincantes, Everton (23 ans), attaquant du Grêmio Porto Alegre, a encore marqué des points. Seul joueur présent dans le onze de départ évoluant au pays, il est devenu le chouchou du public. Il dribble, accélère et se montre capable de décocher des flèches imparables, comme face à la Bolivie et au Pérou, à chaque fois de l'extérieur de la surface de réparation.

Couvé par Renato Gaucho, avec lequel il a remporté la Copa Libertadores, en 2017, Everton, sous contrat jusqu'en décembre 2022, va voir sa valeur marchande grimper en flèche après une Copa déjà réussie. Il a poussé David Neres sur le banc et commence même à faire oublier Neymar, forfait à cause d'une blessure à la cheville droite.

Le fait : la réconciliation

Tickets trop chers et joueurs sans talent : voilà le genre de reproches exprimés par les supporters brésiliens pour justifier les sifflets des deux premiers matches. Le sélectionneur, Tite, était évidemment au centre des critiques. Jamais il n'avait été autant bousculé qu'avant cette rencontre. « C'est normal, il y a de la frustration de la part du public », avait admis le sélectionneur, qui a remplacé Richarlison et David Neres, décevants, par Gabriel Jesus et Everton, en phase ascendante. Tite a aussi placé Arthur à hauteur de Coutinho pour exonérer le Barcelonais des tâches défensives. Au coup de sifflet final, le public de l'Arena Corinthians a réservé un triomphe à son équipe.

publié le 22 juin 2019 à 23h34 mis à jour le 22 juin 2019 à 23h35
commentaires (17) commenter cet article
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Rosebud2 le 23 juin 2019 à 02h59

C'était une evidence qu'il fallait titulariser Everton. Ses entrées en jeu ont été excellentes. Quel superbe joueur qui nous rappelle le football samba que tout le monde aime.

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